Depuis quelques mois, le silence s’est installé ici.
Pas un silence vide, mais un silence rempli de poussière, de bruits de machines outils, de l’homme de la maison qui jure quand le résultat de son travail n’est pas à la hauteur de ses attentes, et aussi de cartons, de projets, de décisions… de fatigue aussi, et d’une invitée surprise qui porte un nom qui n’inspire pas la joie, la discopathie.
Mon mari et moi avons quitté notre précédent lieu de vie pour nous installer dans une petite maisonnette. Elle était restée inhabitée plusieurs années, et avait été marquée par les inondations de 2021. Aujourd’hui, après lui avoir donné beaucoup de soins, de patience et de travail, nous l’avons rénovée pas à pas et transformée en un petit nid douillet et accueillant, même s’il reste encore beaucoup à faire côté déco.
À 62 ans tous les deux, ce n’était pas un petit projet — mais c’était un projet de cœur. Nous avions envie de redonner vie à cette maison, d’y faire entrer la lumière, la chaleur, et un peu de notre histoire. J’espère aussi y faire la place belle à mes activités créatives.
Cette décision implique aussi un changement de rythme pour La Lucarne Champêtre. La boutique a été mise en pause, probablement jusqu’à l’année prochaine, le temps de prendre nos marques et que je retrouve un espace propice à la création. Ce n’était pas un arrêt, mais une respiration nécessaire, une saison de transformation.
Et même au milieu des travaux, les fils ont continué de m’accompagner. Entre deux journées de chantier, j’ai trouvé le temps de faire quelques rangs, d’avancer un ouvrage ou deux, de garder ce lien discret mais essentiel pour moi avec le textile et les gestes qui apaisent. J’ai d’autant plus savouré chaque instant consacré à mes encours.
De plus, que ça me plaise ou non, j’ai l’âge que j’ai comme dirait Lapalisse… Et mon corps m’a signalé ces derniers mois que mon dos ne suit plus. Mon médecin traitant m’a fait passer un scanner. Ça m’a fait un drôle d’effet quand il a pris son téléphone et réservé lui même mon rendez-vous dans les jours qui suivaient. Scanner passé, images interprétées, discopathie confirmée, je suis passée à la case neurochirurgien…
j’ai été interdite de gros travaux sur le chantier et même de ménage à la maison (infaisable vous vous en doutez, mais j’ai fait au mieux) ; j’ai été propulsée malgré moi au rôle d’assistante et supportrice sur les derniers mois.
Mes pelotes m’ont accompagnée et réconfortée. Lorsque je ne pouvais pas aider, elles m’offraient une véritable bulle de douceur et m’aidaient à accepter ces nouvelles contraintes. Le côté méditatif des activités créatives a pris tout son sens.
C’est donc sous cette forme que le blog reprend aujourd’hui : un peu carnet d’ouvrages, un peu journal de reconstruction, un peu refuge de douceur au milieu du bruit.
Merci d’être encore là, de lire, de suivre, de partager ces saisons avec moi.
ambiance travaux
En quelques images, vous pourrez découvrir un peu de l’envers du décors… ça avance, ça recycle, toujours en accord avec nos valeurs !










Nous avons également trouvé un meuble au rez-de-chaussée, couché sens dessus-dessous par les inondations, rempli de limon et de papiers collés ; il m’a plu de suite, et l’occasion de lui offrir une seconde jeunesse s’est présentée, alors il a été nettoyé, poncé, ciré ; il est devenu mon « meuble joli ».




Mais puisque vous êtes là, laissez-moi vous parler des ouvrages qui ont tout de même avancé pendant cette période d’absence.
Le pull Loubelle, l’apprentissage de la persévérance
Dans l’article du mois de décembre, je vous parlais de la manche tricotée avec les mauvaises aiguilles … Franchement, entre la fatigue, mon dos qui ne suivait pas le rythme, la ronde d’imprévus qui accompagnent tous travaux de rénovation, j’ai failli le flanquer dans son sac à projet et cacher le sac à projet dans un des cartons en cours.
Et finalement, j’ai retrouvé la motivation grâce aux essayages, en voyant le pull en cours sur moi. J’ai alors détricoté, rebobiné le fil, patiemment récupéré les mailles au début de cette manche ; et ensuite j’ai recommencé à la tricoter, juste en alignant une maille après l’autre. Et l’autre manche a suivi.

Je suis trop contente d’avoir pris cette décision, grâce à laquelle j’ai à présent la joie de profiter enfin de mon pull terminé. Ce pull, c’est une petite victoire sur les aléas et la fatigue.
KAL Little Christmas
Pour le coup, mon projet est en bonne voie, et je l’avais mis sur le côté en pensant le reprendre après Loubelle.

La pause était calculée, et j’ai décidé de la prolonger le temps de retrouver un temps de tricot calme et apaisé. Il a donc trouvé une place au calme dans l’un des cartons. J’espère pouvoir le reprendre à la fin de l’été pour le tricoter dans de bonnes conditions, propices à éviter un maximum d’erreurs…
L’essentiel est qu’il soit prêt à être offert avant fin septembre.
Couverture Shelly
C’est mon deuxième plaid au point shell. Un tricot synonyme de pure détente et d’un peu de liberté retrouvée au milieu de l’ambiance des travaux.

Pour conclure
Il reste encore du pain sur la planche, mais le déménagement s’est bien passé, le changement de vie se déroule bien aussi, avec sa part d’inconnu bien sûr.
Mais l’avenir est une page blanche que j’ai hâte de remplir de nouveaux projets !
Je vous souhaite de belles heures créatives, et un peu de fraîcheur en ces temps de canicule 🥰
À très bientôt sous la lucarne 🌿






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